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Comment Colombani veut relancer les adoptions

http://tf1.lci.fr le 19/03/2008 - 17h44

Jean-Marie Colombani, chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission
sur l'adoption, a remis mercredi à l'Elysée ses propositions pour remédier
aux difficultés croissantes des familles françaises qui adoptent un enfant,
en France, mais surtout à l'étranger, où le nombre d'adoptions a chuté.
Un constat jugé "inquiétant" par l'ancien président du directoire du Monde,
père de cinq enfants dont deux adoptifs, qui a critiqué dans son rapport
une organisation "moins efficace" que dans d'autres pays et "mal
structurée
", préconisant d'améliorer la procédure d'agrément et de recréer
une "autorité centrale".

Ils sont plusieurs milliers chaque année à adopter un enfant en France :
entre 4000 et 5000, que les adoptants soient des couples ou des
personnes seules. La plupart des enfants qui trouvent ainsi une nouvelle
famille (entre 3000 et 4000) sont nés à l'étranger. Mais la procédure est
longue et semée d'embûches, et les couples qui renoncent sont nombreux
- alors même que le nombre des candidats à l'adoption, lui, a doublé
en une quinzaine d'années. "Finalement, un candidat sur deux réalise
son projet
", relevait récemment une enquête de l'Institut national des
études démographies. Et les difficultés croissantes d'adoptions à l'étranger
ont conduit en février Michèle Tabarot, présidente du Conseil supérieur
de l'adoption, a lancer un cri d'alarme : le nombre d'adoptions d'enfants
étrangers par des Français a chuté en effet de 20,5% en 2007, à 3162
contre 3977 en 2006.

L'adoption nationale reste encore marginale

Mais pour Jean-Marie Colombani, les exigences accrues des pays
d'origine, liées notamment à la mise en place en 1993 de la convention
de La Haye, ne suffisent pas à expliquer le retard français et la baisse du
nombre des adoptions internationales. Dans son rapport, publié
à la Documentation française, l'ex-patron du Monde met en cause la réforme
de 2005 qui a créé une Agence française de l'adoption (AFA) destinée à
faciliter et garantir les adoptions. Selon lui, la réforme "a affaibli
l'autorité centrale qui ne joue plus son rôle de régulation
", tandis que
l'AFA et les OAA (Organismes autorisés pour l'Adoption) "se trouvent
en concurrence sur certains pays
", comme le Vietnam ou l'Ethiopie.
"Lente à s'implanter" dans les pays d'adoption, l'AFA "s'est imposée
des quotas sans nécessité dans certains pays où l'on aurait pu réaliser
un nombre plus important d'
adoptions (Chine, Vietnam)", souligne le
rapport.

La France est aussi pénalisée par "la faible mobilisation de notre
réseau diplomatique
" et l'absence de "fonds de coopération" qui
pourraient soutenir une action humanitaire parallèlement à la demande
d'adoption, comme le font certains pays. Parallèlement, la procédure
d'agrément pour pouvoir adopter est jugée "peu satisfaisante". Peu
sélective, elle "ne présente pas des garanties suffisantes aux pays
d'origine
", ni "n'assure une égalité de traitement entre les candidats".
Et l'écart qui se creuse entre le nombre d'agréments élevés et les
capacités d'adoption qui diminuent, cause des "déceptions fortes".
Jean-Marie Colombani estime enfin que l'adoption nationale, qui concerne
les enfants nés sous le secret et ceux qui font l'objet d'une procédure
judiciaire d'abandon, est trop "marginale" (800 par an).

Son rapport propose un plan d'action gouvernementale de deux ans
pour "remettre chacun dans son rôle", avec une "autorité centrale" chargée
de coordonner l'implantation de l'AFA et des OAA, et de gérer un "fonds
de coopération
" appuyant les demandes d'adoption quand les pays le
souhaitent (Vietnam, Haïti ou Madagascar). Une nouvelle procédure
d'agrément serait expérimentée, avec une préparation collective des
familles candidates avant leur évaluation, et l'instauration d'un écart
d'âge maximum de 45 ans entre l'enfant et le plus jeune du couple
adoptant, sachant que de nombreux pays sont de plus en plus exigeants
sur ce point. A l'issue des deux ans, il s'agira de généraliser par la loi le
dispositif, si les expérimentations sont concluantes, et de mettre en place
une Agence pour l'adoption qui reprendrait les missions de l'AFA, ainsi
que l'adoption nationale.

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